L’amour avec un petit «a»

On fera un bout de vie ensemble, mais ne me parle pas de l’avenir.
Photo Kim Picard
Photo Kim Picard

Cette singulière façon de voir les choses n’est que le fruit d’observations et d’expériences. Dans la thématique de la génération « YOLO » qui signifie « you only live once », les gens ont adopté cette idée de vivre à fond leur vie sans se priver et surtout, sans rien subir. On change un bon téléviseur pour un excellent téléviseur; on change de mari pour un presque inconnu à belle gueule.

Croyant toujours en l’humanité, j’ai donc questionné quelques-uns des plus vieux couples que je connaisse. Leur recette est fort simple, en fait. Ils aiment simplement tout de l’autre; autant les bons que les mauvais côtés. Lorsqu’on connaît très bien une personne, on connaît le meilleur et le pire et on apprend à vivre avec, comme on le fait avec nos amis proches et notre famille. Maintenant, la moindre imperfection suffit à briser l’éclat d’une relation. L’illusion qu’on se fait qu’il existe mieux ailleurs est typique de notre génération. Pourtant, le bonheur ne se trouve pas au coin de la rue, il se bâtit, tous les jours, tous les heures et il ne dépend que de nous. Il est tout simplement le fruit de notre travail.

Pour les filles, dans les moments plus durs, on fait toutes pareil : on écoute cette chanson qui est merveilleusement bien écrite par un homme qu’on rêve toutes d’épouser uniquement parce que les paroles nous font tomber en amour avec l’amour. Rendu là, on doit faire la différence entre ce qu’est l’idéal social et son idéal à soi. Le gars parfait, il n’existe pas, mais crois-moi, il y a en ce monde le gars parfait pour toi.

Surtout, mon dernier conseil est de prendre le temps de s’aimer avant de penser en aimer un autre.

K.P

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Faut le vivre pour y croire

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L’être humain est ainsi fait, il aime jouer à la roulette russe. Tu vas continuer de texter au volant, conduire avec juste un peu plus que la limite de boisson permise, économiser chaque dollar pour un futur espéré, t’exposer au soleil sans crème et accueillir ton centième coup de soleil jusqu’à ce que la vie détruise tes plans. Elle n’est pas faite pour être parfaite, la vie. Pourquoi attendre la claque au visage pour comprendre? Heureusement, il n’est peut-être pas trop tard pour toi parce que tu as encore le choix.

Ton cadran sonne en plein dans ta phase de sommeil profond, le ciel est gris, tu es fatigué, plus de lait pour ton café en te levant et ta lumière de gaz allume en te rendant au travail. Le combo parfait pour une mauvaise journée. Imagine-toi donc que ta journée n’est pas complètement fichue quand même. En fait, tu viens d’arriver à une phase de dilemme. Sois tu pestes ta journée et la poursuit aussi mal qu’elle a commencé (à quoi bon, rien n’est de ton bord de toute façon). Ou bien, tu remontes tes manches, tu ris de ta situation bien plate et tu changes le cours de ta journée. Ce n’est pas vrai qu’on a toujours le choix. Tu n’as quand même pas choisi la journée froide et pluvieuse, mais une fois debout tu as le choix du type de journée que tu veux passer.

Tranche de vie : Alors que j’avais passé une journée incroyablement pénible et que mon seul souhait était de raconter cettedite journée à mes parents pour obtenir leur soutien moral, j’ai eu une réponse totalement inattendue. Un ami de la famille triathlonien de cinquante-trois ans et ayant fait plusieurs Ironman est décédé du cancer il y a quelques années. Il était hyper en forme et en pleine santé. Mes parents m’ont répondu que peut importe le calvaire de ma journée, lui, il l’aurait pris ce 24 heures.

Lorsque nous avons la chance et même le luxe de prendre des décisions, prenons les bonnes et assumons-les. Celles-ci n’ont pas d’impact seulement pour nous, mais aussi pour tout notre entourage. N’attendez pas la fois de trop, passez à l’action, maintenant.

K.P.

Pourquoi le cheval?


Ceux qui vivent aux côtés de cet animal vont comprendre ce que ce texte met de l’avant et ceux qui n’ont pas cette chance vont peut-être mieux comprendre notre réalité. Pourquoi le cheval? Je me suis posé la question.

Lors d’une discussion sérieuse en compagnie d’amies d’école, le sujet des chevaux a été abordé. Mes amies connaissent mon intérêt pour l’animal, mais ne partagent pas ma passion. C’est ainsi qu’en une fraction de seconde, je perds toute rationalité et je deviens émotive. C’est quoi mon problème? J’ai cherché à comprendre mon changement d’attitude et j’en suis venue à quelques conclusions. J’ai un ÉNORME sentiment de responsabilité envers mon cheval. Non, mais c’est vrai, pour qui d’autre pourrais-je espérer être le centre du monde? Personne. Mon cheval, lui, ne dépend que de moi. S’il va bien, c’est grâce à moi et s’il ne va pas bien, j’ai aussi ma part de responsabilité. Adopter un enfant de 1200 lbs à l’âge de 11 ans, c’est ce que ma sœur et moi avons vécu. Encore aujourd’hui, à 23 ans, chacun de mes choix ont une influence sur ma passion. Un nouveau jeans ou des protections neuves pour ma jument? Une implication parascolaire ou l’entraînement de mon cheval pour les compétitions? J’ai deux vies à gérer.

Pourquoi ma passion est si spéciale? Ce qui la rend unique, c’est principalement parce que c’est une relation entre deux êtres vivants ayant des sentiments et des humeurs (semblable à une relation d’amitié). Ensuite, te souviens-tu de la première fois que tu as conduit ton auto? De la sensation de liberté que tu avais? Les cavaliers l’ont depuis leur première monte en plus de la fierté et de l’accomplissement de « contrôler » un animal imprévisible qui fait dix fois leur poids. Les animaux peuvent nous apporter du réconfort, mais peu d’entre eux peuvent en plus nous offrir ce riche moment d’évasion. La relation entre le cheval et le cavalier est réciproque au respect que chacun d’eux s’octroie. Avec les chevaux, c’est du donnant, donnant; chose plutôt rare entre les humains. Outch.

Mon cheval, ma Nessie, je t’aime pour tout ce que tu m’apportes. Tu n’es pas juste un cheval, tu es ma source ultime de paix intérieure. Parce qu’avec toi, je suis entière; parce qu’avec toi, il n’y a que le moment présent qui compte.

K.P.


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Mon idole, ma soeur jumelle Kim et Tommy qui se met à genoux à sa demande. Si une photo vaut milles mots, celle-ci vaut aussi plusieurs années de travail.
Nessie et moi en compétition
Nessie et moi en compétition

Je suis Karell

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Si vous avez fait le lien de mon titre avec la tristement célèbre affirmation « Je suis Charlie », sachez que c’était bien voulu. Alors pourquoi ne l’ai-je pas écrit directement? Parce qu’elle se rapporte à trop de contradictions et même à des valeurs que je ne partage pas.

À l’annonce de la nouvelle, j’étais choquée et je me disais : « Je suis Charlie ». Après des recherches sur le sujet, je me suis rendu compte qu’il y a des extrémistes dans les deux camps et qu’affirmer une position pour ou contre peut vouloir dire quelque chose que je ne voudrais pas. En effet, certains affirment qu’ils « ([sont] Charlie » parce qu’ils souhaitent le départ de tous les immigrants et de tous ceux qui ne partagent pas la même religion. « Je ne suis pas Charlie » sonne épouvantable à mon oreille parce que sans explications, cette affirmation soutient les évènements terribles du 7 janvier dernier.

Ne trouvant pas ma place dans les deux camps, je vous donne ma propre vision de cet événement. Premièrement, aucune violence n’est pardonnable aussi bien physique que psychologique. Cela m’amène à parler des propos du Charlie Hebdo. Pourquoi tourner au ridicule les convictions les plus profondes des intégristes religieux? Pour faire rire? Personnellement, je ne trouve pas ce type de caricature drôle. Heureusement, de nos jours, avec la variété de services, je peux choisir de ne pas encourager ce que je ne soutiens pas. Un fait important à comprendre est également que cet acte s’est produit en France et que les valeurs sont différentes d’ici. Il y a un climat de tolérance plus grand qu’au Québec et c’est peut-être pour cette raison que des gens poussent à la limite leurs idées. Je ne propose pas la censure pour autant. Accepter la censure pose un frein à la liberté d’expression, ce qui n’est pas envisageable selon moi. Sachant cela, peut-on affirmer n’importe quoi avec la liberté d’expression comme défense? Non. Maintenant, il en revient au bon jugement de l’émetteur de se questionner sur la pertinence de ses propos.

Avec des mesures très différentes, ce que je constate, c’est que l’intolérance a été réglée avec de l’intolérance. Chacun de nous joue un rôle très important dans la société afin de contrer ce fléau. Cela commence par vous.

Voici la définition du Larousse pour être bien claire.

Tolérance : nom féminin (latin tolerantia)

Attitude de quelqu’un qui admet chez les autres des manières de penser et de vivre différentes des siennes propres.

 

K.P.

La fois où j’ai pris un café avec Anne Marie

Tout a commencé alors que moi, qui prône l’intelligence par la curiosité et l’ouverture d’esprit, allais fermer la porte au nez de deux gentilles dames qui se sont présentées chez moi comme étant des Témoins de Jéhovah. Je ne sais même pas de quoi elles parlent, mais dans ma tête, il semble logique de refuser de les écouter. Pourquoi? Qui c’est ça Jéhovah? Pourquoi je pense que je ne dois pas l’écouter? Qu’est-ce qu’elles font là, chez moi? Pourquoi certains refusent leur présence? Trop de questions, allez Anne-Marie, entre on va jaser!

J’ai demandé à Anne-Marie, une des deux Témoins de Jéhovah qui étaient venues chez moi, une entrevue. Je trouve tout à fait fascinant de faire du porte-à-porte de nos jours et je me questionne à savoir ce qui pousse ses braves dames à le faire. Surtout avec des gens qui, comme moi, ne connaissent pas sa mission et ont pourtant des préjugés.

Qu’est-ce qu’un Témoin de Jéhovah?

Un Témoin de Jéhovah est une personne qui adhère aux normes de la Bible. Son mode vie est basé sur la Bible tandis que la religion en général s’en tient plus aux traditions.

Quel est le but ou la mission d’un Témoin de Jéhovah?

Prêcher la bonne nouvelle du Royaume tel qu’annoncé dans la prière du Notre Père. Pour les Témoins de Jéhovah, l’importance de répandre la Bonne Nouvelle correspondrait à une nouvelle aussi importante que la découverte d’un vaccin contre le cancer. Leur foi est inébranlable.

Pourquoi faire du porte-à-porte?

Pour avoir un contact direct avec les gens, afin de leur annoncer la Bonne Nouvelle, à la façon de Jésus.

Est-ce fréquent que les portes se referment avant même de vous laisser parler ou qu’on vous manque de respect?

Dans ce type de cas, les gens font plus preuve d’indifférence que de méchanceté. Il est rare que les gens soient malveillants.

Est-ce difficile ou dangereux de faire ce que vous faites?

Non, dans la mesure où nous nous déplaçons toujours à deux. D’ailleurs, même dans la Bible, Jésus envoyait ses disciples deux par deux.

Que répondez-vous aux insultes ou au manque de respect?

Nous faisons toujours preuve de politesse et de respect.

Lorsqu’on refuse des explications, que faites-vous?

Lorsqu’il n’y a pas de réponse à la porte, les témoins peuvent revenir. Ils demeurent respectueux de la demande des gens quant à leur disponibilité et à leur intérêt.

Quelle est la population de Témoins de Jéhovah?

Le site internet est actuellement traduit en 400 langues et compte 2900 traducteurs bénévoles (tous les Témoins de Jéhovah sont bénévoles). La Tour de Garde distribuée par les témoins est le périodique le plus distribué au monde. Il n’y a pas moins de 8 millions de Témoins de Jéhovah dans le monde.

Pour finir, qu’aimeriez-vous dire aux gens qui vous manquent de respect?

Prenez le temps, une fois dans votre vie, d’écouter ce qu’on a à vous dire avant de prendre la décision de refuser notre présence.

Le but de l’entrevue est clair : détruire des préjugés. Anne-Marie est une personne très attachante et respectueuse. Elle est toujours souriante et polie. La morale de mon article est de stimuler l’ouverture d’esprit, peu importe le sujet. Prenez le risque de vous instruire et de bâtir votre propre opinion.

K.P.

La citation favorite d’Anne-Marie : « Des hommes intelligents écrivent des livres que seuls des sages et intellectuels comprendront, mais il fallait la sagesse de Dieu pour produire un livre compréhensible uniquement par ceux qui ont de bons mobiles. »

Site internet : http://www.jw.org/fr/

« Je n’ai plus de patience pour certaines choses, non pas parce que suis devenue arrogante, mais tout simplement parce que je suis arrivée à un point dans ma vie où je ne veux pas perdre plus de temps avec ce qui me blesse ou avec ce qui me déplaît. Je n’ai aucune patience pour le cynisme, la critique excessive ni pour les exigences d’une nature quiconque. J’ai perdu la volonté de plaire à celui qui n’aime pas, d’aimer à celui qui ne m’aime pas et à sourire à celui qui ne veut pas me sourire. Je ne dédie plus une seule minute à celui qui ment ou à celui qui veut manipuler. J’ai décidé de ne plus vivre avec la prétention, l’hypocrisie, la malhonnêteté et l’éloge pas cher. Je n’arrive pas a tolérer l’érudition sélective et l’arrogance académique. Je n’ai pas à m’adapter plus avec les affaires du voisinage ou avec le commérage. Je déteste les conflits et les comparaisons. Je crois à un monde de contraires et c’est pour ça que j’évite des gens ayant un caractère rigide et inflexible. En amitié, je n’aime pas le manque de loyauté ni la trahison. Je ne m’entends pas bien avec ceux qui ne savent pas donner un compliment et qui ne savent pas encourager. Les exagérations m’ennuient et j’ai du mal à accepter ceux qui n’aiment pas les animaux. Et pour couronner le tout, je n’ai aucune patience pour ceux qui ne méritent pas ma patience.»

 Meryl Streep

Me, myself and I

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Selon certains, le Ice Bucket Challenge ne serait qu’un prétexte de visibilité ou d’uniformité. On dénonce la participation d’une infime portion de personne ne connaissant rien de la maladie, n’ayant ni l’intention de faire un don et ni l’intention de faire l’effort de s’informer sur celle-ci… Eh bien moi je leur dis MERCI! Cette personne a nominé trois amies. Parmi celles-ci, deux d’entre elles, prennent la cause très à cœur et vont faire un don en plus de nominer trois autres personnes chacune qui sont susceptible d’avoir la curiosité intellectuelle et l’intelligence de s’informer. Grâce à cette personne que tu as jugé, beaucoup de gens vont connaître, donner et apprendre. C’est pour cette raison que moi, je la remercie.

Ensuite, il y a ceux qui ont le pauvre argument de dénoncer le gaspillage d’eau. Deux litres d’eau (pour les plus courageux, sinon 500ml) avec un don de 10 – 20$ ou même plus pour une cause aussi importante, c’est du gaspillage? Je trouve que c’est assez bien payé. Quand tu brosses tes dents, tu arrêtes l’eau? Tu éteins la douche entre tes shampoings? Tu ne prends pas de bain? Tu limites l’utilisation de ton lave-vaisselle et de ta laveuse? Évidemment.

Bla bla bla

À l’ère des « selfie » et de la société individualiste, un fossé sépare ceux qui tolèrent ces comportements et ceux qui le dénonce. Sans la « mode » des smartnominations et du ice bucket challenge peut-on seulement imaginer la différence d’impact? C’est bien beau de crier haut et fort que les bonnes intentions ne devraient pas uniquement se produire dans les médias, mais quelles seraient alors les retombées? Peut-être que c’est mon habitude de chercher toujours le meilleur de chacun, mais moi j’adore les médias pour cette magnifique et unique raison; leur impact. Soyez curieux et surtout pensez aux retombées avant de chialer.

K .P.

Voici le lien internet pour faire un don ou s’instruire (pourquoi pas?): http://sla-quebec.ca/

Si votre don, aussi minime soit-il, ferait la différence pour sauver la vie d’un proche, hésiteriez-vous?