Marche, Mange, Prie, Aime

En prenant la décision de faire le chemin de Compostelle,
j’avais ce titre en tête. J’allais accomplir ma propre version
de Mange, prie, aime (livre à succès et film). Ma version
serait davantage : Marche, Mange, Reflète, Aime.

Marche. Évidemment, ce voyage, que j’ai initialement hésité
à faire en vélo, s’est finalement déroulé sur mes deux pieds,
que j’ai rapidement vénérés pour leur rapide adaptation à la
charge que je leur ai imposée. La marche impose un rythme
lent qui est inhabituel dans le quotidien des gens de nos
jours. Elle procure même un certain inconfort. Pour ma part,
marcher était un défi, car je ne le définissais pas comme une
activité physique, donc je considérais la pratique de cette
activité comme seulement du me time, et ça, ce n’est pas le
top de mes priorités. La marche permet pourtant de vivre
dans le moment présent, d’avoir le temps d’observer son
environnement, d’écouter les sons, de sentir les sensations
de son corps, d’oxygéner son cerveau, d’activer son corps. La
marche nous permet aussi de croiser des gens, de leur
sourire, de faire une différence dans leur journée. La marche
rend humble. Même entraîné, si le corps dit non une
journée, il faudra ralentir et laisser les gens nous dépasser
toute la journée. En parlant du corps qui dit non, j’ai cherché
le sens de tout ce qui s’est produit durant mon séjour et,
lorsque le corps te parle, il faut l’écouter immédiatement.
On le sait pourtant tous, mais c’est souvent la négligence ou
la procrastination qui l’emporte. Mon cadeau de la marche
est d’être à l’écoute de mon corps.


Mange. Ceux qui me connaissent savent que j’ai un certain
amour pour la gastronomie. Au Portugal et en Espagne, on
mange bien, mais honnêtement, pendant la marche, j’étais
loin d’être affamée. Ma réflexion par rapport à la nourriture
a cependant été nourrie 😉 par la journée où j’ai manqué de
nourriture. Tout était fermé et je n’avais rien avec moi. J’ai
acheté un sac de chips et un Fanta pour dîner à 15 h. J’ai
tellement focusé sur cela que j’en oubliais par moment de
profiter de ma journée. Mon alimentation a été bien
différente de ce que je mange ici, et c’est bien correct. Un
peu de lâcher-prise sur le calories in, calories out a été
nécessaire et bénéfique. J’ai apprécié chaque repas en
bonne compagnie. Ce moment de pause nous permet de
nous réunir, de goûter de nouvelles saveurs, d’échanger et
de faire le point sur notre journée en soirée. Manger nourrit
le corps et l’esprit. Ça a été cela, mon cadeau.

Prendre le temps de prendre le temps.

Reflète. J’ai évidemment remplacé le mot Prie par Reflète,
car, peu importe le moyen qu’on prend pour le faire, le
résultat est le même. Cela signifie qu’on prend un temps
pour s’arrêter, réfléchir et, bien souvent, être dans la
gratitude. Que cela soit fait au moyen de prières, par le
journaling, par les échanges avec nos proches ou par le
simple fait de prendre du temps pour soi, il n’y a que le
moyen qui change. La vie défile tellement rapidement qu’on
assume que prendre le temps de s’arrêter pour la savourer
serait une perte de temps, alors que, pour goûter toutes les
saveurs de la vie, il faut savoir ralentir pour en profiter. Voici
mon cadeau sur l’aspect Reflète.

Aime. Ah, celui-là déborde. Je ne parle pas ici de l’amour
entre deux partenaires, mais de l’Amour qui règne lorsque le
jugement est absent. L’amour qui nous gagne pour des
relations sincères, profondes et intense qui se produit tout
au long du chemin. L’amour qu’on développe pour soi-même
grâce au dépassement de soi, grâce aux regards authentique
et intéressés des autres. L’amour pour la vie, la santé, la
beauté. L’amour pour son prochain, car on réalise qu’on est
si petit dans ce monde lorsqu’on est entourée de toute la
grandeur de son environnement et en immersion avec des
gens de partout dans le monde. Je ne pensais jamais aimer
comme j’ai aimé dans ce voyage. ✨

En terminant, j’aimerais vous rappeler qu’il est normal de
vouloir prendre du temps pour soi, même si cela paraît
égoïste ou peu conventionnel. J’ai dû faire abstraction de
beaucoup de jugement pour réaliser ce voyage, qui m’a
énormément apporté, comme vous pouvez le lire ici-haut.

Je retrouve par le fait même ma passion pour l’écriture, avec
une sensibilité encore plus développée pour les mots justes,
ceux qui résonnent et qui rejoignent.

Écrire sur l’écriture

1–2 minutes

Me revoilà, 10 ans plus tard, à reprendre la plume. J’ai lu avec curiosité et un peu de malaise mes articles archivés. Pas qu’ils ne sont pas bons, mais j’ai beaucoup évolué depuis mes premières expériences d’écriture. J’avais l’impression de revivre la vie et les états d’âmes de Karell, 23 ans. Je constate que mon désir de mettre ce qui vagabonde dans ma tête par écrit m’a toujours habité que ce soit sur la place publique (ici) ou en privé (journaling) depuis les dernières années. Pourtant, j’ai payé mon domaine de site web toutes ses années dans l’espoir de reprendre l’écriture dans la sphère publique.

Pour le moment, je n’ai pas l’intention d’en faire la promotion, je le fais simplement pour moi-même sans aucune pression. Je souhaite raviver mes réflexes d’écriture et également entamer un de mes 5 grands rêves de vie; laisser une trace permanente de ma présence sur terre. Mon périple commence donc par laisser une trace ici.

Ayant une forte tendance à la procrastination, j’ai décidé d’écrire sur mon retour à l’écriture dès maintenant plutôt que de tomber dans le vortex de création – idéalisation de mon prochain article. Petite promesse à moi-même et à vous, lecteurs inconnus, je n’utiliserai l’intelligence artificielle que pour la correction de texte ou comme aide à la recherche. Je pense que l’imperfection de l’humain dans l’écriture est tout ce qu’il y a de plus sain et en plus, ça donne place à l’amélioration (hein Karell, 23 ans ?).

10 choses que le vélo m’a apprises

J’ai commencé ce merveilleux sport en mai dernier. Ça n’a pas été long pour que la passion naisse entre ce sport et moi. Anciennement une compétitrice dans la course de baril (discipline équestre), j’ai toujours aimé l’adrénaline et surtout la vitesse. Voilà qui explique pourquoi je n’ai jamais eu de déclic aussi fort pour la course à pied. Mon cheminement en cyclisme cet été m’a permis de faire 10 constatations que vous serez à même de constater si vous commencez aussi ce sport.

 

  1. Les pédales à clip; un passage obligé contre le sol. Malheureusement, on ne s’en sort pas. Pas moyen de s’y préparer, ni de voir venir votre première débarque, mais elle arrivera, c’est officiel. On essaie de rester mou pour éviter de se faire trop mal et voilà, c’est l’expérience qui entre.
  1. Ce n’est pas facile et ça ne le deviendra jamais. Les amateurs de vélo comme moi ne tolèrent pas la zone de confort. Quand un parcours devient plus facile, on le fait plus vite ou on allonge le trajet. Le cyclisme est un entrainement stimulant qui nous pousse à toujours nous dépasser. L’application Strava* y est aussi pour quelque chose …!
  1. Croire que le vent de face se transformera en vent de dos. Mieux vaut ne jamais espérer une telle chose pour éviter les déceptions. Le vent de dos est une denrée rare et éphémère. Il faut s’y faire rapidement.
  1. Le pire ennemi et allié: le mental. Je suis époumonée, littéralement à bout de souffle et j’ai du feu qui circule dans mes jambes. Ou encore, ce fameux moment juste avant de crier «moins 1» à celui qui te draft, car tu penses que tu es à bout. Je me dis : « Ça y est, je suis pu capable, j’arrête! ». Elle m’est revenue souvent en tête celle-là. Pourtant, la seconde d’après, je me dis poliment « Tais toi donc Karell, tu peux le faire! » et me voilà debout sur mes pédales à donner tout ce que j’ai, le sourire aux lèvres parce que je sais que je vais non seulement réussir, mais me donner à fond. Eh bien, j’ai été capable…
  2. Les conditions climatiques, le meilleur coach. Aujourd’hui, coach dame nature a décidé que c’était une journée d’endurance, donc pas de record de vitesse à l’horizon: bonjour le vent de face et de côté! « Vas-y le vent, amuse toi à me bardasser, je suis capable d’en prendre». Je serai juste meilleure dans des conditions favorables après.
  1. Meilleur moyen de se décourager : se comparer. Je suis en train d’accomplir mon personal best sur un sprint et je suis tout sourire par l’étonnante énergie que j’ai. Rien ne semble pouvoir m’arrêter… sauf le gars qui me dépasse comme s’il était sur son scooter et moi en trottinette. Il a plus de muscles dans ses mollets que j’en ai dans le corps au complet. C’est dans ses moments que je me rappel que ce gars-là, il a commencé un jour comme moi et c’est parce qu’il ne s’est pas découragé qu’il en est rendu là. Bon.
  1. « Génial un sport qui ne coute pas cher ». Grosse erreur. Le cyclisme est un sport très technique et fait appel à plusieurs technologies toujours en évolution. Il est possible de garder son matériel, mais l’envie vous prendra tôt ou tard d’essayer ses nouvelles roues en carbone profilées et ultra légères.
  1. Le spinning c’est la même chose que le vélo de route. Bonne chan. ! Je qualifierais les deux sports de : incomparables. Oui, c’est une excellente préparation, mais le plus difficile en vélo de route, c’est la technique et ça ne s’apprend pas en spinning.
  1. Les routes du Québec, le paradis des crevaisons. J’imagine que ce n’est pas une très grande surprise pour vous. Les routes raboteuses, patchées et en gravier sont caractéristiques de notre décor québécois. Se trainer un tube et une bombonne d’air de super est une nécessitée indéniable. La découverte d’une route fraichement refaite vous semblera la découverte du siècle.
  1. Le plus beau sport du Québec. Suis-je objective? Absolument pas, mais laissez-moi quand même me justifier. En plus de faire une activité physique à l’extérieur, le cyclisme nous fait découvrir des paysages magnifiques, des endroits que nous n’aurions jamais vus, des challenges naturels motivants et un réseau de sportifs solidaire. C’est un sport qui allie technique, adrénaline, vitesse et précision.

 

Bon, assez discuté, on va rouler?

 

K.P.

*Strava: Application qui permet de regrouper nos entrainements, découvrir des trajets de course/compétition entre usagers et donner les détails de chacun de nos entrainements (distance, vitesse moyenne et dénivelé).

 

Et si j’avais…

Combien de fois par jour ce début de phrase se déroule dans ma tête? Je ne les compte plus. Et si j’avais répondu ceci au lieu de cela, et si j’avais réagi comme ceci au lieu de cela, et si j’avais dit ceci au lieu de cela… Et si j’avais dit, fait, exprimer, dégager exactement ce qu’il fallait, c’est possible aussi?

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L’erreur est humaine et sans elle, on ne pourrait distinguer un bon d’un moins bon échange et surtout cela nous priverait d’apprendre de nos moins bons. J’ai donc décidé que même si je n’ai pas dit/fait la chose parfaite, c’est que c’est ainsi que ça devait se dérouler. À quoi bon se ressasser le passé alors qu’on ne peut rien y changer de toute façon?

J’ai décidé que sur le coup de l’émotion, l’énervement, l’angoisse, j’ai agi au meilleur de ce que j’ai cru bon d’agir et que c’était ce que j’avais envie d’exprimer au moment ou je l’ai fait. Si c’était maladroit alors j’ai le droit de m’être trompée et j’ai le devoir de m’excuser. Comme le retour en arrière n’est pas une option, la meilleure façon de corriger une situation est d’admettre ses torts. À partir de là, la balle est dans le camp de l’autre.

J’ai décidé que j’allais accepter de me tromper, de faire une blague pas drôle de temps en temps (que je prendrai le soin de rire quand même), de faire un geste qui dépasse ma pensée, de m’exprimer mal et lâcher un sacre par-ci par-là. J’accepte aussi que je ne puisse pas plaire à tout le monde. Qui le peut de toute façon? Je dois par conséquent accepter les erreurs des autres et ne pas les juger, car l’erreur est humaine et la différence fait partie de notre monde.

Il ne faut néanmoins pas complètement bannir le « et si j’avais », puisqu’il permet de corriger le tir pour le futur. Une fois la chose faite, pas la peine de se casser la tête plus longtemps, c’est fait, on tourne la page!

On lâche prise? Oui!

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K.P.

Faillite amoureuse

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L’avez-vous déjà entendu celle-là: « Tu dois bien choisir ton prochain partenaire, car tu passeras le reste de ta vie avec… »? Récemment, moi oui et j’ai trouvé ça naïf de croire que ça se passerait ainsi simplement parce que ma génération ne connait pour ainsi dire pas ça, la stabilité amoureuse.

Partageant ma réflexion avec un homme d’affaires que j’estime beaucoup, il m’a répondu : « Ben voyons, c’est comme te partir en business… tu ne le fais pas en prévoyant la faillite! ».
Ma réponse fut le déclencheur de cette réflexion et la partie sensible de cet article : « Si tes parents avaient fait faillite en affaire avant toi, craindrais-tu toi aussi l’échec? » « Oui », a-t-il admis après réflexion.

Cette idée m’apparait évidente parce qu’il s’agit de la réalité de la plupart des jeunes de ma génération. Le « problème » ne vient pas nécessairement juste de notre génération, mais aussi de celle de nos parents. Nombreux sont les couples de la génération X a avoir connu une séparation après les enfants. Ce geste laisse malheureusement des traces psychologiques chez les jeunes.

Quant à nos grands-parents, eux ils savaient aimer. Ils savaient que le bonheur à deux se construit, il ne se négocie pas, ni se compare et encore moins se remplace. Ils n’ont pas été simplement chanceux de se trouver, ils ont fait le choix de s’aimer pour toujours et de respecter cet engagement. Ils ne font pas face à moins d’épreuves que les couples de ma génération, mais à la place de regarder ailleurs, ils travaillent ensemble pour régler la situation.

Une partie de la solution est de prendre conscience de l’influence qu’on subit de notre entourage et de nos expériences. Pour le reste, un peu de tolérance et beaucoup d’amour feront le reste du travail. Vous ne trouverez pas la perfection ailleurs, car elle n’existe pas.

Il est important aussi de réaliser que le seul amour inconditionnel que l’humain peut vivre est celui envers son enfant. Ne croyez pas que vous pouvez aimer quiconque d’autre de façon inconditionnelle. Aimer est une décision, un choix qu’on fait parce que la personne répond à nos conditions, valeurs et intérêts. Prenez le temps de bien définir les vôtres avant de vous engager pour ne pas courir vers la faillite.

L’amour à long terme est-ce toujours possible? Oui, mais pas sans effort.

K.P.

Article connexe: L’amour avec un petit «a»

Le culte de la perfection

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Si ton compte Instagram comporte la couleur blanche dans 80% de tes publications et qu’à 100 livres tu prétends manger un beigne et un café crème fouetté pour déjeuner avec un cactus comme décoration… tu vis dans un bien beau monde.

Pendant que des millions de femmes se battent pour briser le culte de la perfection mise de l’avant dans les publicités retouchées de femmes, toi tu ajoutes ton petit grain de sel à chacune de tes publications parfaitement stager. Dans la vraie vie, les filles ne prennent pas 30 minutes pour préparer leur bol de smoothie avoine, banane, fraise et graines de chia. Elle n’accompagne pas non plus chacun de leur repas d’une petite plante verte ou d’un ananas. (!)

Dans la vraie vie, la perfection n’existe pas. La seule perfection qu’on devrait viser à atteindre, c’est la meilleure version de soi. Être un meilleur humain.

Les gens les plus heureux sur cette terre n’ont rien à prouver à personne. Ils n’ont pas le temps de tout partager les bonheurs qu’ils vivent, car ils sont trop occupés à profiter du moment présent. Je n’ai rien contre les belles photos stager, mais si tu ne postes rien que ça, tu vis dans un autre monde que le mien. N’entretiens pas le culte de la perfection, ne participe pas à cette mode.

La vraie vie, elle a des couleurs et des imperfections et c’est justement ça qui la rend parfaite.

K.P.

Tu es chanceux

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Vous l’avez déjà entendu celle-là, non? Lorsque j’annonce à un collègue étudiant que ma session vient de se terminer, il me répond alors que je suis chanceuse. Ah bon? Quelqu’un qui vient de terminer son BAC, ou bien une personne qui se paye un voyage n’a pas de chance, elle a du mérite.

Lorsqu’on y réfléchit bien, la chance n’a rien à voir avec le succès, c’est l’effort qui en est responsable. Quelqu’un de chanceux peut gagner à la loterie, mais ne peut pas gagner un diplôme, un emploi ou un conjoint. Une fois qu’on comprend la nuance, on se rend compte que l’expression « bonne chance » perd tout son sens. Vous travaillez pour obtenir des résultats qui seront conséquents des efforts fournis, donc la chance n’a rien à voir là-dedans. 

Cependant, la « chance » représente une excellente disculpation inconsciente pour une personne qui tente de justifier un échec ou un résultat décevant. Consciemment, je n’ai pas assez étudié et inconsciemment je n’ai pas eu beaucoup de chance. De cette façon, le sort ne repose donc pas entièrement sur vos épaules, alors qu’en réalité, si.

Alors, n’ayez pas peur de répondre à une personne qui vous souhaitera « bonne chance », que ce n’est pas une question de chance et que l’expression « bon succès » est davantage représentatif.

Assurez-vous aussi de ne pas envier une situation qui résulte de l’effort en disant «chanceux (ceuse)» à votre tour et remplacez-le par un «félicitation». Si vous êtes envieux, allez le chercher si vous le voulez vraiment.

« Encore plus que du talent, de l’intelligence, même du génie, l’excellence naît de l’effort »

En lien avec cet article: Le terrain plus vert du voisin ici

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Un vol aller simple

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Derrière cette tendance à vouloir explorer le monde se cacherait-il une motivation encore plus forte que de connaitre une nouvelle culture, des nouveaux paysages ou bien de vivre une aventure? Bien que cela puisse varier, la plupart des voyageurs ont vécu des expériences qui leur ont fait développer des motivations intrinsèques les poussant à repartir aussitôt qu’ils sont revenus. Étant une victime moi-même, j’ai fait l’analyse de la chose.

Lundi matin, je ne tiens plus en place, je regarde les vols, les destinations, les photos, les hostels… J’ai l’impression que mon bonheur se trouve las bas, à l’endroit que je n’ai pas encore trouvé. Pourquoi j’ai plus envie d’être complètement perdu las bas que confortable ici? La réponse est si simple. Dans un voyage tout est temporaire. Si je rencontre une situation difficile, le lendemain c’est déjà oublié. Je peux rencontrer des gens extraordinaires et apprendre d’eux et ils sortiront de ma vie aussi vite qu’ils y sont entrés. Je profite de chaque instant et m’émerveille chaque jour. La raison est donc, aussi décevante soit-elle, que je suis lâche et que la routine est beaucoup plus pénible pour moi que n’importe quelle galère passagère de voyage. Je n’ai pas à confronter la terrible et insupportable routine: étude/ travail/ manger/ dormir /s’entrainer/ repeat.

J’ai aussi réalisé que se serait du gaspillage de vivre cette magnifique vie sans en explorer la moitié de son potentiel. Pourquoi se contenter d’un seul pays alors que le reste du monde à tant à nous apprendre? Les études représentent la formation et les voyages forment l’expérience. Comment survivre et se démarquer dans la vie ne s’apprend malheureusement pas dans les livres. D’ailleurs, les employeurs le savent : recherche candidat de 22 à 25 ans avec 10 ans d’expériences dans le domaine. (????)

En connaissance et presque contrôle de la situation, il reste deux options: sois continuer de rêver à un monde meilleur ailleurs ou bien crée tous les jours un moment de découverte ici. Faut voir le côté positif, ça coute moins cher et le voyage sera d’autant plus apprécié et mérité. La prochaine fois qu’une envie de fuir me prendra, j’essayerai plutôt de régler ce qui ne va pas parce qu’il est la le vrai défi, être heureux avec ce qu’on a.

K.P.